installation vitrine Chateauneuf sur Charente 2018

expositions

  • printemps 2012, avec « Les peintres de Gauriac 33 et leurs amis » (2 semaines)
  • juillet 2012, avec « La 1ère foire aux croûtes de Blaye » 33 (1 journée, 40 professionnels et amateurs)
  • novembre 2012, exposition à mon domicile, sur invitation (1 mois)

 

  • juillet/août 2013, à l’atelier de La Baguenaude à Marciac (Gers) pendant la durée du festival de jazz (3 semaines)
  • septembre 2013, à l’atelier de La Baguenaude à Marciac (Gers) lors de Mythimages (1 WE)

 

  • printemps 2014, avec « Les peintres de Gauriac et leurs amis » (2 semaines)
  • septembre 2014, aux journées du Patrimoine, Citadelle de Blaye 33

 

  • septembre 2015, en compagnie de Annie Casanova artiste peintre, Citadelle de Blaye 33 (10 jours)
  • septembre 2015, invitée aux « Sentiers des Arts » dans l’Ariège (1 WE)
  • décembre 2015, portes ouvertes de l’atelier à Bordeaux (1WE)

 

  • mars/mai 2016, à La Halle des métiers à Brinay dans le Cher (2 mois)
  • juin 2016, portes ouvertes de l’atelier à Bordeaux (3 jours)
  • septembre 2016, aux journées du Patrimoine, Citadelle de Blaye 33
  • octobre 2016, pour la fête de l’Association « Vie et Travail » Bordeaux (1 journée)
  • novembre 2016, pour la sortie du livre de V.Maurin, Bordeaux (1 soirée)
  • novembre/décembre 2016, à l’Amicale Laïque du quartier Bacalan Bordeaux (3 semaines)

 

 

  • printemps 2017, avec « Les peintres de Gauriac 33 et leurs amis » (2 semaines)
  • juin 2017 vide atelier (1 WE)
  • 28 novembre 2017, « Sous le tente » Centre d'Art Contemporain à Bordeaux
  • décembre 2017 portes ouvertes à l’atelier (1 WE)

 

  • juin 2018, portes ouvertes de l’atelier à Bordeaux (1 journée)
  • été 2018, installation vitrine dans le cadre de « L’Art à ta porte » Chateauneuf sur Charente 16

     

 

       à venir

 

      projets en construction

 

 

 

presse

textes

 Irène à la croisée

 

Irène croise les bois, le faire, et les tempêtes, les siennes, celles du ciel, à la lisière du dire, à la frontière du je, à la limite de l’art…

 

Bois frottés de silence, ligotés de corsets, pacotilles mêlées et secrets bien gardés…

 

Irène aux bois trouvés, souvent, se tait…Dans le blanc du silence, dans la parole de l’autre, poliment, gravement, écoute sagement, son propre écho dansant

Irène aux bois passerelles, choisit et ne triche pas

 

Irène aux bois blessés, les soigne, les entaille, les signe et contresigne

 

Irène aux bois guerriers, les combat, les convainc et gagne du terrain

 

Irène aux bois papiers, s’enfamille d’enfance et de poupées jetées

 

Irène aux bois chaulés, amende sans détours l’arbre cicatriciel, nous offre sans réponse la suite de l’histoire…

 

Ce que raconte les bois nous ne le savons pas…

 

Croix de bois, croix de fer, si je mens je ne vais pas m’en faire, l’enfer est loin 

derrière, Irène est en chemin…

 

Anne Dubois Kremer  

 

 

Irène Chollet. Sous La tente, 29 novembre 2017

 

Dernières paroles, regard premier.


Assemblés et rassemblés dans Sous la tente, les morceaux de bois flottés ou pas, empressés de regagner leur matière ligneuse, font entendre leurs voix.

 

J'apprécie ces secondes vies à travers leurs dernières paroles.
J’entends d’entrée une voix posée au sol. Elle récuse la noirceur terrestre.

 

Par terre, d’un trou de pierre, les syllabes intruses d’une chambre d’échos
redisent leurs derniers mots. Une joie détale de là.

 

J'écoute des phrases sauvées des eaux. Je retranscrits des cris d’épaves. Des naufrages oubliés conversent d’une première scène inachevée.

 

Dans le biais, à l’opposé, suspendus tel un hareng séché, des morceaux de bois accordés
jouent la saynète. La réplique initiale est trouvée.

 

Je parle en répons à cette suspension du Temps. Un chœur de vignerons reprend mon refrain en buvant du vin. À La Cave du petit sabot les hommes sont beaux.

 

Les pieds d’une reine traînent dans les sabots d’Irène le long d’un cours d’eau. La Sarthe, en l’occurrence mélodique et fragile, rêve des moments troublants de l’enfance. 

 

Je remarque l’abstraction de classeurs décorés. Leur portée évocatoire est dérisoire. Ils sont juste affectés par l’émotion des premières années. 

 

Une poupée raconte la vie minuscule d’un signe ressuscité. Sa robe rouge sépare ses membres blancs. Le bourrichon ébouriffé flotte en incise sur un collier jaune de perles rondes et carrées.  


J’imagine une virgule flottante qui me permet de calculer la grande quantité d’obstacles
franchis par cet habitacle. Des ganivelles s’emparent de la nouvelle.

 

La barrière de Gironde fait trait d’union pour lutter contre l’érosion. D’une rivière à l’autre, la ficelle d’icelle réunit en assemblée une liasse dévergondée.

 

Je m’en vais par devant les courants. Des branches hautes, nues, sèches et bien dégagées font figure colorée éternité sur un tronc à-pic et piquant.

 

Les Cabernet, Sauvignon, Merlot, Gamay, Grolleau noir… ou Chenin blanc font la réputation des vignerons — Où diable ont-ils pris leurs têtes si ce n’est dans le Gros Plant ?   

 

J’incline la mienne, de tête, devant une crucifixion. Quelque chose d’un cabinet sacré bât la campagne et fait plain-chant. Il court il court le furet au bois joli mesdames. 

 

 

Catherine Pomparat