expositions

avril  2012 à GAURIAC 33, "les peintres de Gauriac et leurs amis", quinze jours

juillet 2012 "1ère foire aux croûtes" à BLAYE 33, exposition professionnels et amateurs, une journée

novembre 2012 au Pain de sucre à BOURG sur GIRONDE 33, exposition personnelle sur invitation, un mois

 

juillet/août 2013 à MARCIAC 32, atelier de La Baguenaude, exposition sur la durée du festival de jazz, trois semaines

septembre 2013 à MARCIAC 32, mythimages, exposition, un WE

 

avril 2014 à GAURIAC 33, "les peintres de Gauriac et leurs amis", quinze jours 

septembre 2014 à BLAYE 33 lors de Jardins d'automne/journées du patrimoine, exposition individuelle, une journée

 

septembre 2015 à la Citadelle de BLAYE 33, exposition avec Annie Casanova, dix jours

septembre 2015 à Saint Ybars 09, invitée aux visites d'ateliers organisées par la municipalité de Latrape 31, un WE

11 et 12 décembre 2015 atelier portes ouvertes

 

10 au 24 avril 2016 à Gauriac 33, "les peintres de Gauriac et leurs amis"

6 mars au 8 mai 2016 à La halle des métiers à BRINAY 18

23 et 24 juin 2016 atelier portes ouvertes

18 septembre 2016 à la Citadelle de Blaye 33, lors des Jardins d'automne/journées du patrimoine

14 octobre 2016 salle Pierre Tachou Bordeaux, lors des 3 jours d'octobre de l'association Vie et Travail

10 novembre 2016 à Bordeaux pour la présentation du livre de V.Maurin

 du 17 novembre au 8 décembre 2016 exposition à l'Amicale Laïque de Bacalan, Bordeaux 33

 

10 au 19 mars 2017 à Marmande 47 participation au 1er Salon des artistes aquitains organisé par l'Association Tous Artistes Enfants

8 au 23 mars 2017 à Gauriac 33, "les peintres de Gauriac et leurs amis"

WE de l'Ascension 25, 26, 27 Mai, à LaFlotte en Ré 17, Salon des Talents et  Violons d'Ingres 

10 et 11 juin 2017 vide atelier 

28 juillet 2017 exposition privée à la demande des propriétaires Castillon 33

 septembre/octobre 2017 exposition au Théâtre Le Cerisier  rue Joseph Brunet à Bordeaux

 29 novembre 2017  journée  unique "Sous la tente"   Lieu indépendant d'Art Contemporain, 28 rue Bouquière à Bordeaux, 33000

9 et 17 Décembre atelier Portes ouvertes

 

année 2018 élaboration d'un livre pauvre avec C.Pomparat

projets en cours d'élaboration

 

 

 

autre

parution de 3 dessins dans la revue Tresses n°44 juin 2014 (association de la cause freudienne Aquitania)

texte de Anne Dubois Kremer, novembre 2017

 Irène à la croisée

 

Irène croise les bois, le faire, et les tempêtes, les siennes, celles du ciel, à la lisière du dire, à la frontière du je, à la limite de l’art…

 

Bois frottés de silence, ligotés de corsets, pacotilles mêlées et secrets bien gardés…

 

Irène aux bois trouvés, souvent, se tait…Dans le blanc du silence, dans la parole de l’autre, poliment, gravement, écoute sagement, son propre écho dansant

 

Irène aux bois passerelles, choisit et ne triche pas

 

Irène aux bois blessés, les soigne, les entaille, les signe et contresigne

 

Irène aux bois guerriers, les combat, les convainc et gagne du terrain

 

Irène aux bois papiers, s’enfamille d’enfance et de poupées jetées

 

Irène aux bois chaulés, amende sans détours l’arbre cicatriciel, nous offre sans réponse la suite de l’histoire…

 

Ce que raconte les bois nous ne le savons pas…

 

Croix de bois, croix de fer, si je mens je ne vais pas m’en faire, l’enfer est loin derrière, Irène est en chemin…

 

Anne Dubois Kremer, artiste plasticienne.

 

 

texte de Catherine Pomparat, novembre 2017

Irène Chollet. Sous La tente, 29 novembre 2017

 

Dernières paroles, regard premier.


Assemblés et rassemblés dans Sous la tente, les morceaux de bois flottés ou pas, empressés de regagner leur matière ligneuse, font entendre leurs voix.

 

J'apprécie ces secondes vies à travers leurs dernières paroles.
J’entends d’entrée une voix posée au sol. Elle récuse la noirceur terrestre.

 

Par terre, d’un trou de pierre, les syllabes intruses d’une chambre d’échos
redisent leurs derniers mots. Une joie détale de là.

 

J'écoute des phrases sauvées des eaux. Je retranscrits des cris d’épaves. Des naufrages oubliés conversent d’une première scène inachevée.

 

Dans le biais, à l’opposé, suspendus tel un hareng séché, des morceaux de bois accordés
jouent la saynète. La réplique initiale est trouvée.

 

Je parle en répons à cette suspension du Temps. Un chœur de vignerons reprend mon refrain en buvant du vin. À La Cave du petit sabot les hommes sont beaux.

 

Les pieds d’une reine traînent dans les sabots d’Irène le long d’un cours d’eau. La Sarthe, en l’occurrence mélodique et fragile, rêve des moments troublants de l’enfance. 

 

Je remarque l’abstraction de classeurs décorés. Leur portée évocatoire est dérisoire. Ils sont juste affectés par l’émotion des premières années. 

 

Une poupée raconte la vie minuscule d’un signe ressuscité. Sa robe rouge sépare ses membres blancs. Le bourrichon ébouriffé flotte en incise sur un collier jaune de perles rondes et carrées.  


J’imagine une virgule flottante qui me permet de calculer la grande quantité d’obstacles
franchis par cet habitacle. Des ganivelles s’emparent de la nouvelle.

 

La barrière de Gironde fait trait d’union pour lutter contre l’érosion. D’une rivière à l’autre, la ficelle d’icelle réunit en assemblée une liasse dévergondée.

 

Je m’en vais par devant les courants. Des branches hautes, nues, sèches et bien dégagées font figure colorée éternité sur un tronc à-pic et piquant.

 

Les Cabernet, Sauvignon, Merlot, Gamay, Grolleau noir… ou Chenin blanc font la réputation des vignerons — Où diable ont-ils pris leurs têtes si ce n’est dans le Gros Plant ?   

 

J’incline la mienne, de tête, devant une crucifixion. Quelque chose d’un cabinet sacré bât la campagne et fait plain-chant. Il court il court le furet au bois joli mesdames. 

 

 

Catherine Pomparat, Professeur honoraire à l'Ecole des Beaux Arts de Bordeaux.

 

presse

journal sud ouest du 1er décembre 2016 (pages de Bordeaux)

article dans le journal Le Berry Républicain du 17 avril 2016

 

La Halle des métiers a fait le plein d'artistes et d'artisans depuis sa réouverture, en mars dernier. Brut NiniMC est l'un d'eux. Artiste libre et « créateure autodidacte », comme elle se définit, elle crée à partir de bois flotté au gré de son imagination et de ses envies. Une passion née à la suite de la tempête de 1999 alors que le bois était charrié à l'estuaire de la Gironde.

Depuis trois ans seulement, l'artiste « ose montrer » ses créations, abritée derrière un pseudo, Brut NiniMC. Comme pour s'affranchir de la réalité, des figures imposées et passer la frontière qui mène à l'expérimentation.

Après avoir stocké un temps le bois, l'artiste s'est mis à le peindre « sans adhérer à une technique spécifique. J'invente, je cherche. Une idée de départ peut évoluer selon la texture du bois. Je me laisse guider par les formes. Je les interprète, je ne les transforme pas ». Brut NiniMC laisse ensuite parler ses pinceaux qui s'approprient les formes et les imperfections du bois, veinant de couleurs ses méandres jusqu'à lui donner vie. On y devine le plaisir du mouvement, du geste et la jubilation d'aboutir.

 

« J'expérimente, je m'engouffre sur une piste ou je crée des contraintes pour relancer le désir. Mais sans vraiment savoir où aller ! » Aux côtés des bois flottés, Brut NiniMC a accroché ses encres et acryliques où explose son désir de laisser sa nature s'exprimer.

Les couleurs y sont également très présentes et les formes multiples, résultat d'une imagination débordante qui guide l'artiste dans son parcours créatif.

Laurence Desserey

 

 

Pratique. Exposition à voir jusqu'au 8 mai ; ouverte les dimanches et jours fériés, de 15 heures à 18 h 30. Gratuit. Halle des métiers de Brinay, Cher, Région Centre, France.

journal Haute Gironde 28 août 2015

paroles de visiteurs:

"...c'est vivant..." "...vous avez de l'humour..." "...vous devez vous amusez..." "...on sent que votre main est libre..."

 

"c'est impressionnant ces bois flottés peints de manière brillante qui retrouvent tout à fait une seconde vie, la tempête de 1999 a permis d'éclairer cette exposition... dans les dessins c'est surtout la prééminence de la parole qui semble sortir soit d'une manière gentille, soit plutôt en colère..."

 

"ce qui m'a frappé c'est le visage de la femme, je retrouve beaucoup d'expressions, je vois le femme, je vois la parole...la partie colorée avec les bois flottés et les encres soufflées c'est un univers très différent..."

 

deux visiteuses: la mère, d'un ton désabusé "c'est contemporain!"

                                          la fille/adulte "oui, mais j'aime bien"

 

 "vous avez un style...continuez"

 

 "vous voyez j'aime beaucoup ce tableau mais je ne mettrai pas ça chez moi, chez moi c'est du Louis XV, mais j'aime beaucoup"

 

"j'aime le géantissime, il est grand et fragile en même temps..."